Le rôti du dimanche de Mamie Louise : une légende familiale #
Dans notre famille, le rôti du dimanche de Mamie Louise était une institution. On s’y retrouvait à quinze, vingt personnes parfois. La grande tablée, les verres en cristal, la nappe blanche. Et au centre, ce rôti de bœuf rosé à cœur, fondant, juteux, entouré de ses légumes confits.
La préparation la veille : ce que personne ne fait plus #
La veille, elle frottait le rôti avec de la moutarde de Dijon, de l’ail écrasé et des herbes fraîches. Elle l’enveloppait dans un film et le laissait mariner toute la nuit au réfrigérateur. Le lendemain matin, elle le sortait deux heures avant la cuisson pour qu’il soit à température ambiante.
- Moutarde à l’ancienne en couche généreuse
- 3 gousses d’ail écrasées frottées sur toute la surface
- Thym et romarin glissés sous la barde
- Repos au réfrigérateur : toute la nuit minimum
La cuisson : haute température et repos obligatoire #
Son four était préchauffé à 220°C. Elle saisissait le rôti à la cocotte avec du beurre mousseux pour le colorer. Puis four à 200°C : 15 minutes par 500g pour une cuisson rosée. Et le secret le plus important : repos sous aluminium pendant 15 minutes avant de trancher.
« Un rôti qu’on coupe trop vite perd tout son jus. Attends, laisse-le souffler. C’est comme nous après une longue journée. »
Les légumes confits : l’accompagnement parfait #
Autour du rôti, elle disposait pommes de terre grenaille, carottes fanes, oignons grelots et gousses d’ail en chemise. Tout ça rôtissait dans le même plat, baignant dans le jus de viande et une bonne cuillère d’huile d’olive. On se battait pour les légumes presque autant que pour la viande.
À lire Jardiner Avec la Lune Comme Grand-Mère Germaine : Jours Feuilles, Fleurs, Fruits et Racines
