Les confitures de prunes de Mamie Madeleine : la récolte de septembre en bocaux #
Chez Mamie Madeleine, septembre avait une couleur et une odeur particulières. La couleur des prunes bleues qui tombaient du vieux prunier dans un bruit sourd et sucré. L’odeur de la confiture qui mijotait sur le fourneau. C’était la grande conserve de l’automne — des dizaines de pots qui allaient garnir les étagères du cellier pour tout l’hiver.
Les quetsches : la prune parfaite pour la confiture #
Mamie Madeleine utilisait des quetsches — ces petites prunes allongées, bleues-violettes, à chair ferme et légèrement acidulée. Elles contiennent naturellement beaucoup de pectine, ce qui facilite la prise de la confiture sans additif. Elle les coupait en deux, dénoyautait et pesait.
La recette de base : simple et imparable #
- 1kg de quetsches dénoyautées
- 600g à 750g de sucre selon l’acidité
- Le jus d’un demi-citron
- 1 cuillère à café de cannelle (sa signature)
Macération une nuit. Cuisson à feu vif 25 à 30 minutes. Test de la soucoupe froide. Mise en pot immédiate, retournement tête en bas.
« Une bonne confiture, ça se reconnaît au premier regard : elle est brillante, pas trouble. Si elle est trouble, c’est qu’on n’a pas assez écumé. »
Le prunier : entretien et récolte #
Son prunier, elle ne le taillait qu’une fois par an, en mars, en supprimant les branches mortes et en aérant le centre. « Un prunier, si tu le touches trop, il pleure de la gomme et il s’épuise. » La récolte se faisait quand les fruits se détachaient facilement à la main, jamais avant. Les prunes trop cueillies sont acides et ne font pas de bonne confiture.
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