Mamie Victorine et le tricot : ces longues soirées d’hiver où les aiguilles cliquetaient #
Les soirées d’hiver chez Mamie Victorine avaient un son particulier : le cliquetis régulier de ses aiguilles à tricoter. Elle tricotait sans regarder ses mains, tout en regardant la télévision ou en écoutant la radio. Ses doigts avaient une mémoire propre. Elle nous tricotait des pulls, des chaussettes, des bonnets — chaque maille portait un peu d’amour maternel.
Apprendre à tricoter : les deux premières mailles #
Mamie Victorine m’a appris à tricoter à sept ans. Elle commençait toujours par le même discours : « Il n’y a que deux mailles de base — l’endroit et l’envers. Tout le reste, c’est de la combinaison de ces deux-là. » C’est vrai. Tous les points fantaisie, toutes les torsades, tous les ajourés — c’est de l’endroit et de l’envers mis en variations.
Les premières créations : les carrés de laine #
Elle me faisait commencer par des petits carrés en jersey — 20 mailles, 30 rangs. Quand j’en avais suffisamment, elle les assemblait pour faire une couverture de poupée. Ma progression tangible me motivait à continuer. Sage pédagogie.
- Monter 20 mailles pour débuter
- Tricoter en jersey (endroit et envers alternés)
- Compter ses mailles en fin de rang au début
- Ne jamais trop tirer le fil
« Le tricot, ça apprend la patience et la régularité. Si tu sais tricoter, tu sais vivre. »
L’entretien de la laine : ce qu’on ne sait plus faire #
Elle lavait ses laines à la main, à l’eau tiède, avec un peu de shampoing doux ou de savon de Marseille râpé. Jamais d’essorage — elle enroulait le tricot mouillé dans une serviette et pressait doucement. Séchage à plat sur un torchon propre, en remettant en forme. Les pulls tricotés ainsi duraient des décennies.
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